Un an déjà !

J’ai ré-emménagé dans la maison principale, après les travaux, le 15 août 2008.

Et j’ai accueilli mon premier hôte fin août 2008.

A l’époque, si les meubles étaient bien en place, il restait un certain nombre de cartons non défaits.  Quelques pièces étaient encore bien encombrées, même si les chambres étaient déjà prêtes.

Aujourd’hui, après une année, je peux faire un premier point.

ET JE SUIS TRÈS CONTENTE. Ça, c’est le premier point positif !

Du passage, il y en a eu, même si entre août 2008 et avril 2009, le lieu était plutôt confidentiel et enseigné seulement par le bouche à oreille – merci Cécile, merci Catherine, merci Jean-Pierre !

En décembre 2008, j’ai créé ma première page internet sur le site de Amies en France-Comté. En janvier 2009, Le Relais du Passe-Heures a été labellisée 3 épis Gîtes de France et  j’ai débuté la distribution de plaquettes. Les mois suivants, je me suis inscrite auprès des offices de tourisme environnant : Besançon, Vesoul, Rioz, Rougement, Villersexel.

Et depuis le printemps, je peux compter sur les doigts d’une main les fins de semaine où la maison était vide ! Et nombreuses ont été les périodes où j’ai dû répondre “désolée, je n’ai plus de disponibilité pour cette période”. N’empêche, la première fois où j’ai annoncé “Complet”, j’étais drôlement émue et contente ! C’est à ce moment-là que j’ai eu pleinement conscience que mon projet de création de chambre d’hôtes aboutissait à quelque chose de positif : deuxième point positif !

Émotion aussi, le premier soir où j’ai accueilli en table d’hôte. Faire la cuisine, ce n’était pas la première fois. Choisir un menu non plus. Recevoir, avoir une grande table non plus également. Mais servir des hôtes payant leur repas : je n’avais pas le droit à l’erreur ! Alors, quand à la fin du repas, chacun a quitté la table en me félicitant et remerciant, oui, j’étais contente ! : troisième point positif !

Et puis, quand un hôte arrive juste pour une soirée étape, qu’il s’installe, qu’il dîne puis me demande s’il peut rester plusieurs jours : contentement… Cela m’est arrivé plusieurs fois cet été, avec des couples d’étrangers qui avaient trouvés mon adresse en passant à l’office de tourisme de Vesoul : encore un point positif !

Alors, c’est vrai que, en pleine saison, le travail ne manque pas et je dois avoir une organisation sans faille. Il m’est arrivé une fois de ne pas pouvoir faire face et de refuser du monde un soir parce que je n’avais pas eu le temps de refaire les chambres. J’étais embêtée, mais j’ai pensé que mieux valait ne pas recevoir que de mal recevoir…

Des regrets – oui, quelques uns comme :
- ne pas avoir eu le temps de faire des articles pour annoncer les manifestation locales : le carnaval de Rioz en avril, la marche du lever du jour à Larians en juin, les journées artisanales et artistiques de Fondremand en juillet, le plus grand vide-grenier de la région à Rougemont fin juillet, et j’en passe !
- ne pas avoir eu le temps de mener à bien le référencement de mon site…
Mais aucun regret quand au choix que j’ai fait de m’installer à Cenans pour y ouvrir des chambres d’hôtes…


Le Moulin de Faverge

En juin 2007, je faisais visiter le coin à mon amie Monique et en voulant lui montrer le château de Filain, je suis passée par Sorans les Cordiers où j’avais déjà repéré qu’il y avait un élevage de Terre-Neuve, sans jamais m’y être arrêtée.

Ce jour-là, en dessous du panneau indiquant l’entrée du moulin, il y avait une petite pancarte indiquant “B.B”…
D’office, j’avais traduit ces initiales par bébés et non par Bed and Breakfast comme certains ont pu le faire.

Et nous avons, à l’étonnement de Monique, bifurqué pour aller au Moulin.

Là, la famille Josso nous a accueilli et fait visiter l’élevage que Nicole tient.

Là, première surprise, je découvre qu’il existe des terre-neuve marron. Pour moi, il n’étaient que noir. Je suis tout de suite subjuguée par la couleur.

Deuxième surprise : c’est la première fois que je vois une portée de chiot terre-neuve… Et je suis tout de suite séduite !

En effet, une portée venait de naître. 8 petits chiots noirs ou marrons. 8 petites boules de poils. Enfin, petites, tout est relatif ! A la naissance, Caramelle pesait 720 grammes…
Chaque chiot pouvait être reconnu à la couleur du ruban qu’il portait au cou. Caramelle en avait un orange.

Caramelle, c’est le nom que nous avons choisi à la petite boule qui est venue me lécher les pieds ! 1ère visite

Et puis, avant qu’elle n’arrive à la maison, je suis retournée plusieurs fois lui rendre visite : Caramelle à 6 semaines

Là, elle est encore dans le box spécial des jeunes chiots, avec toute la portée. Elle a 6 semaines et pique un somme entre une partie de jeux et une tétée ! Faut dire que c’est plutôt épuisant de grandir si vite…

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*la pause Août 2007 : dernière photo chez les Josso. Caramelle est dehors, dans l’enclos réservé aux jeux des jeunes. Elle a bien profité ! Et a été bien élevée : chaque jour, toilettage, pesée, elle a l’habitude d’être manipulée et ne craint pas la main de l’homme. Elle est calme …et joueuse. Elle sait déjà approcher quand on l’appelle en tapant dans les mains. Mais ne sait pas encore ce qui l’attend dans peu de temps : 1er déménagement…

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En me confiant Caramelle, Nicole Josso m’a remis son carnet d’identification : fille de Altesse et de Platon des Chaltries Hurlevent, soeur de 7 chiens tous en bonne santé : Cimba (mâle marron), Callie (femelle noire), Cassis (femelle noire), Canelle (femelle marron), Chanelle (femelle marron), Chipie (femelle marron), Charlemagne (mâle marron).

*Caramelle juin 07

Caramelle en famille

Et la voici à Cenans, où elle découvre la vie. Elle va vite comprendre qu’une pomme pourrie n’est pas un repas digne d’un terre-neuve gourmet et saura vite choisir les pommes mures et juteuses à souhait qu’elle croque de bon appétit. Tout comme les mures qu’elle cueille délicatement du bout des dents ou les prunes qu’elle ramasse dans les chemins creux autour de la maison.

Caramelle à trois mois *

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*… et puis, pas le temps de se retourner et la voici grandelette, après quelques sacs de croquettes adaptées (je ne la nourris pas que de fruits) ! Caramelle sept 08

Entre les deux photos, il y a une année d’écart.

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en attendant la promenade

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Maintenant, elle est adulte. Elle est plus posée, toujours respectueuse de Jupiter, même si elle lui en fait voir en le chahutant un peu trop à son goût de vieux chien.

N’empêche qu’il s’occupe d’elle et la lèche souvent : la toilette

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*Au Moulin de Faverge, on attend avec impatience la venue d’une nouvelle portée ! La demande est plus importante que l’offre et la liste d’attente s’allonge ! Aussi, si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à prendre contact et à venir leur rendre visite.

Moulin de Faverge  – tel : 03 84 68 32 97  – courriel : jean-marie.josso@wanadoo.fr   … et si vous venez de loin, vous pourrez toujours faire étape à la maison …

Pour Marie-Jeanne, la rencontre avec la petite fille qu’elle a été a donné ce beau texte :

Une petite voix surgit du jardin :
« Madame, poussez la porte très fort ! » La vieille dame parvient enfin à ouvrir la grille et à pénétrer dans le jardin. Une petite fille se balance au portique planté au beau milieu du jardin. En s’approchant, la vieille dame reconnaît  la chevelure abondante et crépue, les boucles, les yeux gris bleus, l’air décidé : c’est elle…
« Tu veux que je te pousse ? »
- Oh oui !
Et la petite fille s’élance de plus en plus haut et rit de plus en plus fort. « Vous voulez voir maman, elle est dans la maison » Non, la vieille dame ne veut pas voir sa mère.

Elle voulait dire à la petite fille que…

«Je connais cette maison. J’y ai habité quand j’avais ton âge.
- Et alors, elle était comment ?
- Comme maintenant.  Avec son jardin de fleurs devant et son potager derrière.
- Vous jouiez de l’harmonium ? Il y a l’harmonium de mon grand-père dans la salle à manger
- Est-ce que tu en joues, toi ?
- Oh non, je ne sais pas. Je sais juste faire marcher les soufflets avec mes pieds et appuyer sur n’importe quelles touches pour faire de la musique, mais maman dit que je lui casse les oreilles
- Alors, moi non plus, je ne savais sûrement pas
- Vous savez ce qu’elle nous fait de bon, Betti ?
- Je sais…Oh oui ! Des profiteroles au chocolat, remplies de crème au goût de paradis, comme le rappelle toujours ton père. »
La petite fille saute de la balançoire presqu’en plein vol et regarde la vieille dame avec amusement et incrédulité.
« Venez, il y en a dans la pièce fraîche à côté de la cuisine. Plein un plat. Venez, regardez. Prenez en une. Betti les a faites ce matin, très tôt, avant que nous nous levions. C’était pour le dessert. Il en reste…Goûtez. »

Le temps est suspendu… La vieille dame voudrait dire à la petite fille que…

« Tu n’es pas à l’école ?
- Mais non, c’est jeudi, vous ne savez pas ?
- J’ai oublié…depuis si longtemps….
- Vous savez qui m’emmène à l’école ?
- C’est Sussu, tu l’aimes bien. Dimanche elle t’a donné une belle image de sa Première Communion. Tu vas aller te baigner dans la rivière, te promener à la chènevière  aujourd’hui?
- Comment vous devinez tout ça ?
- Parce que, dans la chènevière, j’y ai passé tant d’après-midi d’été. On nous interdisait de jouer dans le potager pour que nous ne risquions pas de piétiner les rangées de légumes et nous allions dans la chènevière quand nous étions las de jouer dans le jardinet devant la maison.
- A moi aussi on m’interdit d’aller jouer à la cachette dans le potager. La chènevière, c’est tout près d’ici. Venez y jouer à l’attrape avec moi, faire des galipettes dans l’herbe, le pré est en pente, on roule à toute allure et ça fait crier tata parce que on salit nos habits…
- Oh non ! J’ai bien trop peur ; je m’égratignais toujours les genoux et les jambes à ce jeu.
- Vous n’aimeriez pas aller vous baigner dans la rivière ? L’eau est froide, mais c’est rigolo, on fait peur aux poissons. » La vieille dame se souvient que l’eau la glaçait délicieusement.

Elle voudrait encore dire à la petite fille que…

« Tu n’aimerais pas découvrir une autre rivière que la Saône ?
- Oh non ! Je n’aime pas la géographie. Je m’embrouille dans les noms de fleuves et de rivières, et puis vous savez, avec les affluents, les confluents… Je me fais gronder parce que je mélange tout
- Pourtant tu vas découvrir la Loire et tu n’oublieras jamais cet étonnement.
- La Loire….Mais elle est loin ? Comment je vais y aller ?
- Regarde cette photo. La grille de ta maison est cadenassée, la porte d’entrée et les volets sont clos. Tu es partie avec tous les tiens.
- Mais je vais revenir, on ferme quelquefois la maison quand on va voir mes cousins, ma grand-tante. Mais on revient, ici c’est chez moi, on ne peut pas s’en aller »

La vieille dame voudrait expliquer à la petite fille que…

« Regarde cette autre photo, c’est un volcan.
- Un volcan ? Mais… il ne crache pas de feu…
- Les volcans d’Auvergne sont éteints depuis des millions d’années
- Ah oui, ça, je sais. Ils sont couverts de jolies prairies. Vous savez, le Mont Blanc, j’ai une photo dans mon livre ; il est couvert de neige, même en été tellement il y fait froid. Je voudrais que papa m’emmène voir les neiges éternelles.  Mais on reviendra. »

La vieille dame voudrait s’écrier que…

La voix à la TSF annonce :
« Les Allemands sont à Sedan »

La vieille dame se tait et regarde intensément la petite fille qui va oublier sa maison, son jardin, son école, la rivière, la chènevière, Sussu, la vieille Betti…. Elle la laisse toute à la joie enfantine et innocente qu’elle va éprouver de traverser la France, de découvrir la Loire, les volcans d’Auvergne, le merveilleux été dans une ferme du Puy de Dôme, puis d’habiter cette ville thermale à l’immense parc doré par automne, de baptiser un nouveau petit frère, d’aller dans une école vraiment pas comme les autres écoles, très haut perchée, sur les remparts : il faut monter 90 marches pour y arriver…

La voix à la TSF résonne encore :
« Les Allemands sont à Sedan …  »

Il faut fuir. On se hâte. On remplit le coffre de la voiture. On ferme les volets, la porte. On cadenasse la grille. On y est. On démarre. On s’en va.

On ne reviendra jamais.

La petite fille ne sait pas encore qu’elle vient de laisser sa petite enfance à la porte de cette maison.

La vieille dame, elle, savait…. Elle aurait voulu dire à la petite fille que…

Lait caramel-pincettes

Les enfants ont grandi. Ils sont partis mais reviennent régulièrement, souvents ou moins souvent, seuls ou accompagnés. Mais quand nous arrivons à nous réunir tous ensemble, nous aimons nous retrouver à partager un moment de calme autour de la cheminée, chacun avec un livre.

Dans le temps, la pièce de la cheminée était la pièce chaude de la maison. Et nous avions tendance à nous y regrouper pour profiter du crépitement du feu. Tout comme à la génération précédente les familles se regroupaient autour de la lampe à pétrole pour partager la lumière, nous nous rassemblions autour de la cheminée pour partager la chaleur.
C’était le temps où il n’y avait pas de télévision à la maison et notre attention n’était pas dispersée par les intrus de la lucarne magique.
C’était un temps de vacances où il faisait bon prendre son temps.

Autour de cette cheminée,  chaque soir, nous nous préparions un lait caramel-pincettes avant d’aller nous coucher.
Une tradition qui nous venait de Francis, le parrain de notre troisième fils. Il l’avait recueilli, enfant, chez ses parents qui habitaient au fond d’une vallée des Pyrénées, aux Eaux-Chaudes. Francis était issu d’une famille nombreuse et son père, douanier, ne roulait pas sur l’or. Alors chaque douceur, chaque “amélioration de l’ordinaire” était la bienvenue. Et le dimanche soir, sa mère leur préparait ce fameux lait caramel-pincettes. Francis nous a partagé cette recette un soir où il nous accueillait en famille. La voici :

Tout d’abord, réunir les enfants autour d’un feu de cheminée et leur demander d’être bien sages. Puis apporter autant de bols que d’enfants. Mettre à la braise du feu une ou deux pinces à bois. Prendre son temps. Expliquer que le feu brûle. Quand les pinces commencent à être bien rouge, apporter de la cuisine une casserole de lait bien chaud et mousseux. Verser le lait dans les bols. Prendre ensuite très rapidement un sucre en morceau avec la pince chaude et le tenir au dessus d’un bol. A la chaleur de la pince, le sucre caramélise et fond dans le lait. Remettre la pince à chauffer et recommencer autant de fois qu’il y a de bols…
C’est si simple de faire plaisir…

Encore maintenant, jeunes adultes, les enfants s’arrangent toujours pour recréer les conditions d’une soirée d’avant : un feu, pas de télé, chacun avec un livre et un lait caramel-pincettes.
Magie du geste partagé, simplicité des choses, bruits mythiques du crépitement du feu, du grésillement du caramel qui fond, odeur de lait chaud, odeur du sucre qui grille, du bois qui brûle. Rappel que parfois, des petits riens nous apportent plus que la sophistication promise par notre monde moderne et que le principal, c’est de pouvoir se réunir, heureux d’être ensemble, heureux de prendre le temps et de faire une pause avant de repartir vers le tourbillon de la vie.

Pour Luc, Cenans, c’est … ou plutôt, c’était…

 

Il est 22 heures et la nuit est tombée. Je me suis promené, tout à l’heure, et la pleine lune baignait la campagne d’une lueur magnifique et blafarde. Des nuages moutonnant se rassemblaient autour d’elle, comme si elle gardait le troupeau, apeuré par quelque loup d’étoiles. Les chiens que je promenais partaient au devant de moi, pour m’ouvrir le chemin.

Au moins, ici, ils se baladent en liberté, courent sans arrière-pensée après les oiseaux, se dépensent sans fin, et, le soir venu, après avoir longtemps joué encore, se couchent contre le poêle, pour passer la nuit au chaud. Je tourne moi aussi le dos au feu crépitant, en écrivant, ronronnant presque du plaisir de sentir cette douce chaleur pénétrer ma nuque.

C’est une vieille maison. La plaque de la cheminée de la cuisine porte la date de 1739. Mon arrière-arrière-grand-père l’a achetée dans sa jeunesse. C’est peut-être un ancien relais de poste à cheval, un bâtiment épais, autant fait pour résister aux rudes hivers de cette région, que pour garder la fraîcheur à l’intérieur pendant les chaleurs estivales. Beaucoup de légendes familiales flottent autour de cette bâtisse. Il y aurait des armes encore enterrées dans la cave, depuis la seconde guerre mondiale ; il y aurait des livres tellement vieux qu’ils en seraient inestimables dans la bibliothèque… Je crains qu’aucune ne soit vraie, mais c’est tellement agréable de se dire « et si ? », qu’on les répète finalement. Des générations se sont croisées, réunies, ici, des familles d’amis ont été hébergées, passant des discussions des adultes assis dehors après le déjeuner, se chauffant au soleil de l’été, aux cris des enfants jouant sur les balançoires, ou courant jusqu’à la rivière qui ferme le jardin.

Celui-ci est un grand terrain, coupé en deux par un petit muret de pierre. Ce dernier est ouvert par une petite porte, qui donne sur une allée entre des peupliers. L’allée mène, au fond, à cette rivière qui est presque à sec en été, mais qui, pour l’instant, bouillonne et tourbillonne à tout va.

Chaque pièce porte un nom particulier. L’entrée s’appelle la « salle des paons », parce que depuis toujours – au moins pour moi – elle a été décorée avec ces animaux sur les murs. Elle est souvent mal rangée, servant à ranger le banc d’extérieur qui nous accueille quand le temps est doux et que le soleil frappe de ses derniers rayons la façade, à entreposer les vélos qui nous servaient à nous déplacer quand nous étions enfants…

La table de la cuisine est une immense table ovale, qui date de mon arrière-grand-père. Cette table est originale en soi, parce que les tables de forme ovale sont extrêmement rares à cette époque. Il s’agit en fait d’un caprice de ma mère, enfant, à qui son grand-père avait demandé ce qu’elle voulait. J’ai toujours vu dans la cheminée monumentale – on pourrait y rôtir un bœuf entier – un poêle accolé à des plaques électriques, même si la cuisinière à bois actuelle est très récente.

C’est dans la cheminée de la salle à manger, qui pourtant est plus un salon qu’autre chose, que nous faisions chauffer à blanc des pinces à feu, durant les hivers. Nous attrapions ensuite des morceaux de sucres qui caramélisaient sur place, et nous les laissions tomber dans des tasses de lait, ce qui donnait un breuvage dont nous raffolions, tant pour la manœuvre qui nous semblait périlleuse, que pour le goût de la boisson.

Depuis toujours, le petit salon a abrité mes heures de lecture, quand je partais à la découverte de bandes dessinées recelées dans des cartons à l’étage, ou quand je me plongeais dans des livres d’aventure. Je ne suivais jamais – ou très rarement – mes frères dans leurs explorations ou dans leurs travaux dans les fermes voisines ; mes parents étaient assurés de toujours me trouver là, un livre entre les mains.

Le grand salon, lui, à l’étage, était en fait la chambre à coucher des parents, quand nous étions enfants. Les portraits qui ornent ses murs, des aïeux sévères, me terrifiaient quand j’étais minot : je croyais qu’ils me jugeaient ou n’aimaient pas mon remue-ménage. Je faisais donc le moins de bruit possible, en passant devant eux, pour ne pas les déranger. C’est une chambre spacieuse, dans les armoires – comtoises, bien entendu – de laquelle je venais chercher le vieux parachute de mon père, pour rêver un peu et l’enfiler.

La chambre rouge est ainsi dénommée à cause de l’immense lit à rideaux rouges qui y trône. C’est une vieille tradition comtoise, pour se protéger du froid la nuit : de grands rideaux tombent du plafond et descendent le long du lit, l’enfermant complètement dans son cône protecteur. J’ai passé de nombreux moments, rideaux fermés, à me cacher des regards, pour lire ou pour chahuter avec mes frères, ou pour me protéger de tous les mauvais esprits qui pourraient venir me tirer les doigts de pieds pendant la nuit.

La chambre jaune a été appelée ainsi à cause du même genre de lit, qui cette fois a des rideaux… jaunes, oui, c’est cela.

La chambre de bois, elle, est entièrement recouverte de lambris, qui lui donnent un aspect beaucoup plus rugueux que les autres pièces de la maison. Elle a toujours été le repère de mon frère cadet, qui l’a très tôt annexée, et décorée selon ses propres goûts, y entreposant ses cannes à pêche, barrant sa porte de panneaux trouvés dans la campagne.

Enfin, le grenier a toujours été un lieu d’évasion extraordinaire. Il n’a jamais été rangé, il y a un chantier de vieilles affaires plus ou moins rouillées, des meubles sous plastique, des livres et des revues dans des cartons, des outils, des pièces que nous n’utilisons plus depuis longtemps. La lumière n’y fonctionne pas toujours, et s’y retrouver – en pleine journée seulement, par peur des fantômes qui pourraient se réveiller – a toujours eu un délicieux goût d’aventure et de découverte.

C’est ici que j’ai les plus beaux et les plus nombreux souvenirs d’enfance. Nous déménagions souvent, mon père étant officier dans l’Armée de Terre, mais nous passions toutes nos vacances ici. C’est ici que nous avons fait nos pires bêtises, et passé des moments extraordinaires. C’est ici que, dans un duel épique à l’arc avec mon frère, j’ai failli avoir l’œil crevé. La flèche m’ayant loupé d’un ou deux centimètres, nous avons changé de jeu et joué aux pirates, puisque j’avais hérité d’un bandeau qui me barrait le visage. C’est ici que mes frères et moi-même avons trouvé de vieilles cigarettes de troupe datant d’un grand-père ou d’un arrière-grand-père, les avons prises discrètement et avons été dans la campagne les fumer. Mon plus jeune frère est revenu malade et proprement vert, ce que nous avons essayé de justifier – sans y réussir – par un abus de pommes pas assez mûres… C’est ici qu’un soir d’automne, promenant le chien, j’ai assisté à une scène de la nature que je n’oublierai pas. Je me suis retrouvé sur le pont qui coupe la rivière, alors que la lune se levait, apparaissant rousse au dessus de l’horizon, entre deux arbres, dans l’axe de la rivière. La brume se levait aussi, uniquement sur la rivière, lui donnant un air magique, enchanté. Le reste du ciel était limpide, et les étoiles commençaient à se révéler. J’aurais juré qu’une barque allait sortir silencieusement de la brume, avançant seule, et portant une silhouette de femme encapuchonnée, une prêtresse d’une ancienne religion, venue me parler de son monde et de son époque. C’est ici aussi, que, plus tard, j’ai passé une semaine entre amis, très exactement sept garçons et une fille. Lors d’une soirée en boîte de nuit à Besançon, nous avions fait à tour de rôle danser la jeune fille qui nous accompagnait, ce qui l’a obligée à consulter un médecin au retour, à cause du claquage musculaire dû à cette nuit de folie…

Nous y sommes venus à l’occasion du baptême d’un petit cousin, dans la région. Mais cela nous permet aussi d’ouvrir les eaux, de faire revivre la maison après son hibernation. Les hivers ici sont tellement rudes qu’il faut vidanger toutes les tuyauteries pour qu’elles n’explosent pas, prises par le gel. Pour ma part, je voudrais rester au chaud, près du feu, pour garder les chiens et lire, pendant que ma mère ira représenter la famille auprès des cousins. Mais probablement que je n’aurai pas le temps de lire ni d’écrire, puisqu’il faudra entretenir la cour, enlever les herbes qui poussent entre les dalles, désherber le chemin de cailloux blancs, tondre l’herbe s’il ne pleut pas… Mais malgré l’entretien que la maison et le terrain demandent, c’est un des rares endroits où je me sente vraiment bien, même si je n’aimerais pas y vivre à longueur de temps. Et, pour que j’y amène du monde, il faut vraiment que nous soyons intimes, même si c’est déjà arrivé. Car si les murs de cet endroit pouvaient parler, ils raconteraient beaucoup de secrets…

Pentecôte 2001

 

En réponse à mon “atelier d’écriture”, voici le texte que Luc m’a envoyé sur Cenans. Certainement la maison a subi des transformations et il n’y a plus de rideaux rouge ou jaune autour des lits. Il y a toujours des chiens, même si ce ne sont pas les mêmes. Il y a toujours des lunes extraordinaires qui se lèvent sur la rivière et des bouquins, pas tous vieux…

Atelier d’écriture chez Christiane

Je traverse le jardin public. Les oiseaux chantent. Le soleil joue avec la frondaison des grands arbres. Les enfants crient, rient, pleurent…
L’air est léger, comme insouciant du temps qui passe.

Dans cet endroit, l’agitation du monde extérieur s’est arrêtée au portillon d’entrée. Ce portillon métallique, un peu rouillé, que l’on pousse et qui claque dans votre dos. Il sert à empêcher les petits de s’éloigner de trop, mais il est trop bas, avec sa barrière attenante pour empêcher les ballons de se sauver.
Et ce qui devait arriver arrive, je vois un ballon passer en hauteur, devant moi, et atterrir dans la rue. Derrière court une petite bonne femme de 6 ou 7 ans. Elle est rouge et échevelée. Sa jupe est maculée de la boue que le ballon a projeté en tombant dans une flaque. Elle s’arrête devant moi en regardant le portillon et le ballon.
Pour moi, c’est un choc. Je la connais, cette petite fille. Je la connais bien et je sais à l’avance ce qu’elle va me dire. C’est effrayant.
Cette petite fille, c’est moi. Moi, mais il y a 50 ans.
Je me pince et me raisonne. C’est sûrement un sosie.
Alors, elle tourne les yeux vers moi, me regarde avec insistance et parle. “Anne, tu le sais, Maman ne veut pas que je sorte du jardin. Mais là, tu vois, c’est mon ballon. Toi, maintenant, tu es grande, tu peux aller le chercher. Tu veux bien, dis ?”
Je reste bouche bée.
Je la regarde. Elle est volontaire, un rien effrontée et frisée. Il n’y a aucun doute, c’est moi.
Je lui demande : “Me connais-tu ? Comment connais-tu mon nom ?”  Elle rit d’un rire perlé et léger. “Je ne sais pas, mais tu es Anne, non ? Dis, va me le chercher. Je vais encore me faire disputer. Tout ça à cause de ce grand benêt qui l’a fait exprès. Si je perds mon ballon, on me dira “tant pis pour toi, tu n’avais qu’à faire attention à tes affaires” et si je vais le chercher, on me punira pour avoir désobéi. Alors, s’il te plait, va le chercher.”

J’obtempère, franchis le portillon dans l’autre sens et rapporte le ballon dans le jardin. “Comment t’appelles-tu ?” demandais-je à la petite fille en lui rendant son ballon. Elle me regarde d’un air étonné. “Tu ne sais pas ? Ben Anne, comme toi.”‘ Et elle repart en courant, poussant le ballon du pied vers le centre du jardin.

Je reste abasourdie et étonnée. Au bout de quelques minutes, pour en avoir le coeur net, je me dirige vers le centre du jardin. Je vois des enfants. Ils jouent, les uns à la marelle, les autres sur le toboggan. Quelques garçons se font des passes avec le ballon que j’ai été chercher.
Mais de Anne, point.
Petite fille fugace ou vision furtive. Je reste dans l’expectative. Ai-je rêvé ou me suis-je réellement rencontrée ?

20 mars 2009

Depuis bientôt deux ans, je rejoins régulièrement l’atelier d’écriture animé par Christiane Wronksi à Bonnay. Rares sont les absents…
En fait, si pendant ma scolarité, il m’arrivait de rechigner à rédiger un devoir, là, quand je suis retenue ou absente, je me désole de ne pas pouvoir me creuser les méninges à pondre des textes avec tout le groupe de l’atelier !

Hier après-midi, Christiane nous avait concocté un bon programme, comme à son habitude.

La première proposition était un exercice sur la mémoire : les voix de notre enfance, les souvenirs qui y sont attachés. Deux des textes lus m’ont touchée et fait sourire. Celui de Nathalie entre autre.
La deuxième proposition était un exercice sur l’imaginaire, mais un imaginaire qui rejoindrait la mémoire. Sujet : rencontre avec la petite fille que j’ai été.
Alors, je vous ai proposé mon texte. J’aimerai aussi pouvoir vous faire lire celui de Marie-Jeanne qui m’a beaucoup émue.

Vous  pourrez peut-être bientôt lire d’autres textes, avec l’accord de leurs écrivains…

Christiane anime plusieurs ateliers d’écriture. A Vesoul, au Croquant de Verne : un salon de thé-bouquiniste situé 3 place du Grand Puits. Les biscuits y sont fort bon et j’ai bon souvenir du thé original que j’y ai pris. Ou à Bonnay, Fondremand, Ornans et Paris.

Christiane Wronski – Atelier d’écriture des sept rivières : 03 81 57 84 09

La vie des bêtes…

Je vais vous présenter les bêtes qui m’environnent. Et il y en a beaucoup.

Les sauvages, comme la libellule  qui aurait dû devenir le thème d’une des chambres.

libellule

Je pourrai aussi vous présenter l’écureuil roux si  mon appareil photo était suffisamment perfectionné pour prendre de loin cet animal si sauvage. Pareil pour les ragondins, lérots, taupes…

J’aurai pu aussi prendre les cigognes en photos… Dès le printemps prochain, j’essaye d’augmenter ma photothèque !

Alors je vais vous parler de mes bêtes “de compagnie” :

D’abord, le plus ancien, Jupiter, le fugueur: jupiter-avril-07Là, il guette sa proie préférée : le lézard. Jupiter passe un temps infini à chasser le lézard. C’est un grand jeu ! Le lézard n’est pas un ennemi, juste un amusement.lezard1Car des ennemis, il en a.

Est déclaré ennemi tout animal pouvant lui chiper des croquettes : les merles, merlettes et merloton, les chats bien sûr et le hérisson du jardin.
Dommage, je n’ai pas de photos du  hérisson. Ça manque aussi. Décidément, il va falloir que j’augmente la photothèque !
Il est, tout du moins il était, il y a un mois, la dernière fois que je l’ai vu, gras, gros et en bonne santé. Il niche sous un amas de bois et de feuilles dans le parc. Mais parfois, il rentre au bucher pour être plus près de la source des croquettes : la gamelle de Jupiter. Et là, c’est la corrida. Le chien est capable dans sa grande colère de déplacer une pile de bois pour rechercher le hérisson !

Jupiter est un magnifique bâtard de 10 ans. Sa mère s’appelait Etoile. C’était la chienne de Luc et Christine et surtout de leur fils Emmanuel. Une braque hongroise un peu trop noir. Du coup, elle avait quitté l’élevage du beau-frère pour une retraite franc-comtoise ! Là, elle y a rencontré un Bruno du Jura vadrouilleur… Et Jupiter tient de son père l’art de la fugue… amoureuse.

Jupiter ne chasse pas, ou peu. Quand il trouve une piste, il ne hurle pas, il cogne. Mais malgré nos fréquentes promenades en campagne, je l’ai rarement entendu cogner. Une fois, derrière une biche ou un chevreuil. Par ailleurs, ce n’est pas un chien d’eau. Il déteste se mouiller les pattes et il n’est pas question qu’il aille se baigner dans la rivière. Les canards ne l’intéressent pas du tout et quand nous habitions Bourges et nous promenions dans les marais, j’ai vu le chien passer à moins d’un mètre des canards qui le connaissaient pour le voir tous les jours et ni l’un ni les autres ne se sont regardés !

Mais quand même, dans le parc, il y a un animal qui l’agace encore plus que le hérisson, c’est l’écureuil ! Pourtant, je n’ai jamais vu l’écureuil venir chercher à manger dans sa gamelle !

Depuis quelques mois, Jupiter a de la compagnie. Et quelle compagnie ! Au bas mot, 65 kg d’amour envahissant ! Une Terre-Neuve ! Elle s’appelle Caramelle et elle a maintenant 18 mois.

Elle est née au Moulin de Faverge où sa mère Altesse habite. Altesse est l’une des chiennes de l’élevage tenue d’une manière parfaite par Nicole Josso. Elle a eu 7 frères et soeurs, soit chocolat comme elle, soit noir.

La voici à 3 mois : caramelle-a-trois-mois2

Elle venait d’arriver à la maison et découvrait son environnement. Jupiter lui a appris à vivre. C’est lui le chef !  non mais des fois. Il l’a corrigé un certain nombre de fois, surtout tant qu’elle a été plus petite que lui !
Maintenant, c’est toujours lui le chef et elle attend qu’il ait terminé sa gamelle pour manger… mais en promenade, elle se rattrape et l’embête comme il faut. Elle se met devant lui pour l’empêcher d’avancer, lui mord l’arrière train, joue à saute-mouton avec lui, lui donne des coups de pattes qui le font valdinguer et mon pauvre vieux chien vient dans mes jambes se faire protéger et consoler !

caramelle-sept-08La voici prenant la pause devant la maison !

caramelle-sept-081

Bonne fête Catherine

chapeAujourd’hui, sainte Catherine.

Alors bonne fête à toutes les Catherine, en particulier à toutes celles que je connais.

Je les invite, celles que je connais, à venir me voir à la même époque l’année prochaine, je leur ferai faire un tour à la Sainte-Catherine à Vesoul.

Un monument, la Sainte-Catherine, depuis 1295 parait-il… On y vend de tout, même des cochons, … de pain d’épice… 800 exposants annoncés pour cette année 2008. Une VRAIE grande foire.

Et en plus, un concours de chapeau de catherinettes. Traditionnellement, les compositions que portent les catherinettes doivent être verte pour l’espoir et jaune pour la fidélité et raconter ce qu’elles sont. Ces dernières années 40 ou 50 jeunes filles qui avaient 25 ans dans l’année ont concouru. Alors pourquoi pas vous ?

Si, l’année prochaine, Catherine que je ne connais pas, vous avez 25 ans dans l’année, venez concourir à Vesoul et présenter votre chapeau le plus original possible et si vous venez de loin, prenez contact avec moi pour organiser votre séjour franc-comtois…

Et si vous voulez vous donner des idées sur la tradition de la foire de la Sainte Catherine, vous pouvez aller sur le site : http://forum.cancoillotte.net/viewtopic.php?f=35&t=3818

Les travaux sont presque terminés… présentation de la maison

Mais des travaux sont-ils jamais terminés ?

Dès que je pose les yeux quelque part, je me rends compte de tout ce qu’il reste à faire…

Mais dès maintenant, grâce aux photos de Luc, je peux vous présenter la maison :

Tout d’abord les extérieurs avec la façade sur rue :

_mg_9130et coté terrasse

_mg_9133_mg_9134 ou vue du parc vers le perron.

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Le parc a toujours son charme,

_mg_9147_mg_91511même si certains arbres mériteraient d’être taillés !

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Et il y a aussi l’intérieur …

4 chambres, toutes d’inspiration différentes : Ce sont Viviane et Anne de chez Vidjinn qui m’ont aidées à concocter la décoration des chambres. Puis, après avoir reçu carte blanche, Viviane est passée à la réalisation.

Chambre bleue

_mg_9083 Quand nous avions réfléchi à l’ambiance que nous voulions donné à cette chambre, nous l’avions appelé “à la recherche du temps perdu” d’après Marcel Proust.

Détail des rideaux : _mg_9122

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Aujourd’hui, je la nomme chambre bleue, en attendant de lui trouver un nom court plus original.

Si vous avez des suggestions…

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Chambre safran : Au départ, nous l’avions nommé “chambre du proviseur”, en l’honneur de mon arrière grand-père qui s’est installé dans cette maison dès les années 1880. Safran, comme la couleur de la toque des proviseurs de l’époque…

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Pour la chambre jaune, voisine de la chambre safran, nous avions pensé puiser notre inspiration dans le parc que l’on voit par la fenêtre et d’une certaine manière décorer la chambre avec des hôtes de ce parc, les libellules. Mais, faute de libellules, nous y avons mis des papillons…

_mg_9114*

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La dernière chambre devait rappeler la rivière, ses poissons, d’où son nom initial : la chambre du pêcheur, devenue la chambre verte…

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Bien que dans chaque chambre, manquent encore quelques décorations murales, ce qui viendra petit à petit, elles sont toutes prêtes à recevoir les hôtes de passage, vous peut-être…

Dès à présent, dans chacune vous pouvez y trouver des livres… en attendant que les bibiliothèques soient complètement installées et que les derniers cartons disparaissent…

Quoi de neuf ?

Merci à tous ceux qui m’ont interpellé en me demandant si de ne pas avoir donné de nouvelles depuis début juillet était synonyme de bonnes nouvelles…

En quelque sorte…

Seul un travail intense explique mon silence.

Fin des travaux reportés jusqu’à mi septembre et parallèlement emménagement en cours depuis début juillet, je n’ai guère pris le temps de mettre à jour le site.

Pourtant, tout a bien changé et prochainement, avec l’aide de Luc derrière l’objectif, je vais pouvoir vous montrer quelques photos.

Depuis fin août, début septembre, je suis en capacité d’accueillir les hôtes de passage. La maison est fonctionnelle, le chauffage central chaleureux, la table ouverte… Même s’il subsiste encore des tas de cartons de livres dans quelques pièces, j’ai l’espoir de les voir progressivement disparaitre.

Prochainement aussi, je mettrai en ligne le prospectus publicitaire qui sera diffusé sur papier. Vous y verrez en première page la photo qui suit.

Caramelle a pris la pose !

Promis, je ne mettrai pas trois mois à vous donner des nouvelles !

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